La charte soutient la transition énergétique sans compromettre la vocation nourricière de l’agriculture gersoise. La production électrique doit rester secondaire, réversible et au service d’une activité agricole réelle. L’installation doit apporter au moins un service agricole reconnu : amélioration agronomique, adaptation au changement climatique, protection contre les aléas ou amélioration du bien-être animal.
- Le projet agricole doit déterminer la hauteur, l’espacement et l’implantation des panneaux.
- La production doit être significative, durable, économiquement viable et transmissible.
- Les débouchés doivent être identifiés et, autant que possible, intégrés aux filières locales.
La Chambre d’agriculture favorise en priorité les projets avec élevage, ceux concernant des cultures pérennes comme la viticulture ou l’arboriculture, et certaines cultures spécialisées. Pour l’élevage, l’exploitant doit notamment rester propriétaire du cheptel toute l’année et le pâturage doit être effectif.
La charte refuse la conversion de prairies en grandes cultures dans le seul but de développer un projet agrivoltaïque. Elle cherche ainsi à limiter la déprise de l’élevage dans le Gers.
Pour que l’activité agricole reste principale à l’échelle de l’exploitation, la charte demande de maîtriser la taille du projet selon les critères suivants :
- 10 MWc maximum par projet, par propriétaire foncier et par exploitation ;
- 10 hectares maximum par exploitant et 20 hectares pour un GAEC ;
- 10 % maximum de la surface agricole utile pour les détenteurs de bovins, ovins ou caprins.
Le texte présente ces limites avec la formulation « et/ou » : leur application doit donc être vérifiée au cas par cas avec la Chambre d’agriculture et les services instructeurs.
Le projet doit démontrer le maintien ou l’amélioration des rendements sur une année culturale complète. La charte demande aussi un suivi régulier, neutre et indépendant de l’activité agricole pendant toute la durée du projet.
Les contrats doivent répartir clairement les responsabilités entre énergéticien, exploitant et propriétaire, protéger les parties en cas de transmission ou de décès, prévoir la remise en état finale et attribuer les obligations légales de débroussaillement. Lorsque l’exploitant n’est pas propriétaire, le maintien du bail rural est recommandé.
- 1. Définir le besoin agricole. L’activité, ses contraintes et le service attendu doivent précéder la conception solaire.
- 2. Vérifier l’éligibilité. Type de production, historique des parcelles, propriété, bail, débouchés et cohérence pédo-climatique.
- 3. Contrôler les seuils. Puissance, hectares mobilisés et part de la SAU doivent respecter le cadre de la charte.
- 4. Adapter l’installation. Hauteur, interrang, circulation du matériel, clôtures, pâturage et équipements doivent servir la production.
- 5. Sécuriser la durée. Suivi indépendant, responsabilités, transmission, démantèlement et modèle économique doivent être contractualisés.
Sources consultées le 2 août 2026. Cette synthèse est informative : la réglementation nationale, l’urbanisme et les caractéristiques propres à chaque projet restent à vérifier.